Le bateau-usine (Editions Akata, 2016)

Publié le par Blandine LANOUX

Alors là, je dois avouer que je suis terriblement embarrassée. D’un côté, il y a le tragique destin du romancier japonais Takiji Kobayashi, qui a publié le roman à l’origine de la BD en 1929 au Japon. Quatre plus tard, il a payé de sa vie son engagement anticapitaliste. A l’époque, le marxisme constituait une des rares formes de révolte organisées contre le pouvoir, si ce n’était la seule. En 2008, la jeunesse japonaise redécouvre cette œuvre dont le style frôle le surréalisme tant les comparaisons foisonnent.

Je vous conseillerais volontiers ce manga pour étudier l’émergence de la conscience prolétarienne si… si je n’avais pas été secouée de rires nerveux à sa lecture. Sincèrement je regrette d’écrire que j’ai l’impression d’avoir lu « L’assommoir façon Dragon Ball Z ». D’abord il y a cette description tellement abominable des conditions de vie des pêcheurs. Cela devient intolérable car trop de malheur, trop de souffrance. Et ensuite ce graphisme qu’on associe immanquablement à « Ken le survivant » ou au « Collège fou, fou, fou » du Club Dorothée. Non, c’est impossible, sauf à vouloir commettre un Harakiri en life face à des étudiants hilares.

Publié dans bof, Travail, Marxisme

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